Les notes économiques du LEAD et du Crédit Agricole Mutuel de Guadeloupe

Édito

Un départ qui ne l’est pas vraiment…

C’est le premier éditorial des notes économiques qui ne sera pas signé de Louis Pilard. Il a passé la main, à la tête du Crédit Agricole, à Bernard Lolliot et a rejoint sa Bretagne natale.

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Le rôle que l’ancien Directeur a joué dans la vie naissante des Notes Economiques est primordial.

Convaincu que l’entreprise et l’université devaient faire équipe sans ménager leurs efforts pour mieux comprendre les problèmes afin de mieux les résoudre, il mettait un point d’honneur à accorder la même valeur aux deux institutions dans leur contribution aux notes.

C’est comme si le LEAD et le Crédit Agricole faisaient la paire en formant une mosaïque où chaque pierre ajoutait à la beauté de l’édifice sans attirer l’attention sur elle.

Cet orchestre bipartite du nom à charnière Crédit Agricole-LEAD a joué une partition excellente lors des trois premiers numéros. Leur complémentarité laissait paraître une harmonie qui restera sûrement gravée dans l’esprit de tous les membres du comité de lecture.

Elle est marquée non pas sur du marbre orgueilleux mais sur la bonne pierre fixée au sol de la maison bâtie par la volonté de deux institutions. Ainsi, son espoir de bâtir une revue à chaux et à sable ne sera pas qu’un vœu pieux. Les nécessités et les exigences de l’actualité nous conduiront sûrement à accorder un plus grand intérêt à un thème plutôt qu’à un autre.

Nous resterons cependant dans la lignée même de la pensée de Louis Pilard et de l’idée qu’il se fait des notes puisque, ses principes de base nous ont tous déjà convaincus. D’ailleurs, bien qu’étant à des milliers de kilomètres, il restera pour nous un membre d’honneur de notre comité de rédaction et, comme toujours, ses remarques, aussi bien par leurs enseignements que par les orientations qu’elles ouvrent, nous permettront de ne pas oublier cette typique de base des notes : outre leur rôle de vulgarisation des connaissances, elles doivent fournir des outils à un large public et répondre aux attentes des décideurs qui attendent des solutions – sans s’embarrasser des circonlocutions – aux nombreux problèmes rencontrés quotidiennement.

Déjà dans le premier numéro de l’éditorial qu’il avait cosigné avec Jean Gabriel Montauban, on pouvait lire : « sa conception (la revue) résulte de notre désir d’apporter un instrument de réflexion qui soit adapté à l’esprit et au niveau de tous les acteurs de la vie économique… Le meilleur moyen de protéger notre analyse de toute influence idéologique est de rapprocher universitaires et professionnels qui pourront retirer conjointement le costume idéologique que revêt souvent l’analyse économique ». Nous concluions : « notre est qu’il (le bulletin) serve de stimulant à tous ceux qui s’intéressent à l’analyse économique ».

L’accueil que l’on fait à ce bulletin dépasse notre espérance : le tirage a doublé à la deuxième parution, qui, elle, a progressé de plus de 30% lors du numéro 3 ! Cette tendance nous a fait sentir que nous étions dépositaires d’une attente. La création de ce bulletin était déjà une gageure.

Au moment où le public montre un intérêt grandissant à la revue, nous nous efforcerons toujours d’être fidèles aux objectifs que nous nous sommes assignés.

Dans son discours d’au revoir, Louis Pilard s’est appuyé sur deux mots-clés : la volonté et le risque.

Nous comptons prendre celui-ci et nous avons déjà celle-là Les seules matches qu’on est sûr de perdre sont ceux qu’on ne dispute pas.

Pour Louis Pilard, décidons de jouer une fois pour toutes ce match et ne doutons pas de la victoire : un intérêt sans cesse croissant des notes économiques aux yeux de la population.

Bernard LOLLIOT

Jean Gabriel MONTAUBAN

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